| Donnés à un peuple |
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Un curé, c'est un prêtre ; ce n'est à vrai dire rien d'autre. (…) On n'attend nullement du Curé une compétence particulière ; il ressemblera au médecin de famille plutôt qu'au spécialiste. Il est le père de la paroisse, et il porte à ce titre la responsabilité de la vie surnaturelle de celle-ci dans toutes les directions. Il est son officiant, son intercesseur, son chargé d'âmes, son prédicateur, son berger, son médecin. Il est celui qui apporte son aide dans toutes les détresses et pour tous les devoirs de l'ensemble de la vie chrétienne. Il est l'homme des petits et des grands, des pauvres et des riches, des personnes cultivées et des gens sans instructions ; il est l'homme de tous, quelles que soient leur condition de vie. Il faut que, sur cette terre, il crée et rende visible pour tous la patrie unique et commune qu'est la patrie du ciel. (…) Tout ceci prend de nos jours une importance accrue. (…) C'est dès lors pour le Curé un devoir plus urgent de faire en sorte que l'homme d'aujourd'hui, balloté sans repos dans toutes les directions, puisse trouver au moins dans sa paroisse, comme un cadeau du ciel, un petit "chez soi". Karl Rahner, Mission et grâce : Serviteurs du peuple de Dieu, Mame 1963, p 62-65 … j'ai toujours pensé que là où je me sentais appelé, c'était dans ce ministère de prêtre diocésain ; parce que je suis persuadé que la paroisse est un lieu vraiment central où doit se développer la vie chrétienne et c'est dans ce cadre-là qu'il est important d'aider une communauté à grandir dans sa foi et à grandir en humanité. Il s'agit d'aider une communauté à se construire par les sacrements. Et puis, il y a cette charge de guider et d'accompagner les personnes. Sébastien Durand, diocèse de Bourges
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