| Témoignage de Jérôme Monribot : des casseroles à l’Evangile |
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De par son père, dans la marine nationale, Jérôme a beaucoup voyagé, mais c'est dans la région bordelaise qu'il passe son enfance, dans le Médoc. Né dans une famille non croyante, il a bien sûr des questions sur la vie, la mort, l'existence de Dieu, mais sans avoir d'éléments de réponse et plus enclin à écouter le courant New Age que l'Eglise catholique.
Un chemin va alors lentement s'ouvrir vers son baptême, puis à travers les rencontres, Jérôme finit par quitter ses montagnes pour nos plates terres de Beauce et rentrer au Séminaire d'Orléans. La réalité pastorale ? "C'est parfois crucifiant, il y a un décalage qu'il faut assumer, mais on fait aussi l'expérience qu'en paroisse on n'est pas tout seul pour assumer tout ça ! Il y a les amitiés, les conseils des prêtres qui sont déjà engagés dans la pastorale, les laïcs qui exercent des responsabilités et qui nous aident à assurer notre mission." Quand on lui demande ce que signifie cette étape du diaconat, Jérôme répond sans aucune hésitation "c'est là que s'enracine notre désir de servir dans l'Eglise." De par son parcours peu classique il souhaite rendre le Christ plus désirable, "nous avons une Parole à annoncer à des personnes qui sont à cent, à mille lieues des nôtres. Comment en partant des aspirations de nos contemporains pouvons-nous les convaincre qu'il est possible de bâtir sur le Christ ? ". Marc Favreau
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C'est alors que Jérôme quitte tout, se sentant appelé à renoncer à beaucoup de choses, mais ce renoncement a été joyeux, "un peu comme Abraham qui quitte son pays avec la certitude que Dieu ne peut pas le tromper et qu'Il veut son bonheur ".