Un charisme propre à chaque famille religieuse

 

"C'est un témoignage magnifiquement varié, qui reflète la multiplicité des dons communiqués par Dieu aux fondateurs et aux fondatrices. Ceux-ci, ouverts à l'action de l'Esprit Saint, ont su interpréter les "signes des temps" et répondre de manière éclairée aux exigences qui apparaissaient progressivement.
Sur leurs traces, bien d'autres personnes ont cherché par la parole et par l'action à incarner l'Evangile dans leur existence, pour manifester en leur temps la vivante présence de Jésus, le Consacré par excellence et l'Apôtre du Père."

Jean-Paul II, encyclique sur la vie consacrée, § 9

 




LE PERE JULES CHEVALIER, FONDATEUR DES MISSIONNAIRES DU SACRE-COEUR

 

  • Né à Richelieu (Indre et Loire) en 1824, apprenti cordonnier, il désire devenir prêtre, mais ce rêve semble irréalisable, tant sont modestes les revenus de sa famille. La chance de sa vie, c'est le départ de la famille pour la région de Vatan en 1841, son père ayant été nommé garde-forestier.

  • basilique d'IssoudunIl entre au Grand séminaire de Bourges en 1846. Il y découvre l'Amour du Cœur du Christ pour lui et pour tous les hommes.

  • Il veut faire connaître cet amour partout, car "c'est la solution à tous les maux de son temps", surtout la déchristianisation, très forte en Berry. Mais le P. Chevalier voit déjà au-delà des frontières du diocèse de Bourges.

  • Pour cela, il fonde en 1854 la Congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur. "Ayez confiance, c'est l'œuvre des œuvres", dira le Curé d'Ars au Curé d'Issoudun (Jules Chevalier). Et ce dernier, s'en remettant à cet amour, dira : "Quand Dieu veut une œuvre, même les obstacles sont des moyens".

  • Pour lui, le CŒUR du CHRIST, ce n'est pas seulement une dévotion mais "c'est le centre, le pivot, le foyer" de la vie. Dès lors, en fondant les Missionnaires du Sacré-Cœur, il veut annoncer l'AMOUR "partout, à tous et par tous les moyens".
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